Contemplation

Sur cette image, un personnage admire un beau paysage de montagne, information révélée par l’effet miroir de son œil unique, surdimensionné et prenant la place de son visage.

Ses jambes croisées rappellent une posture méditative. L’œil est naturellement au cœur de la page. En fixant la pupille, on aperçoit des aspérités présentes à la surface, qui témoignent de sa nature vivante.

L’importance de l’œil se matérialise de deux manières. D’une part, par sa taille, et d’autre part, par ses couleurs et ses détails. Contrairement au fond de l’image et au corps du personnage, dont les couleurs unies marquent respectivement l’insignifiance et l’immobilité, l’œil renferme diverses couleurs vives, symboles de vie et d’activité.

Ce dessin peut créer une impression de mouvement : les nuages semblent converger vers la pupille, comme s’ils y étaient attirés. Le changement de couleur peut aussi s’apparenter à un changement de plan. En fixant la pupille pendant quelques secondes, on peut même avoir l’impression que la bordure rouge de l’iris et la bordure verte de la pupille sont flottantes.

Finalement, c’est la personne regardant l’image qui se trouve, elle aussi, en posture contemplative quand son regard se plonge dans le fond de cet œil.